Club affilié à la FFTA sous le n° 13.14.003

                                                                                                                                                                                        1314050

                                                                                                                                                                                    Club labellisé jusqu'au 31 août 2011

Accueil

histoire et tradition mediévale

 

Remonter
tir du roy
autres arcs
beursault et jardin arc
personnage celebre grandes batailles

 

info:

Historique

Le tir à l'arc fut pratiqué à l'époque préhistorique. Les Égyptiens utilisaient l'arc à l'époque des premiers pharaons pour chasser et pour combattre les Perses, qui ne disposaient alors que de lances et de frondes. L'arc et les flèches furent ensuite très utilisés par tous les peuples de l'Antiquité. Cette arme était d'une importance vitale pour les Assyriens et les ; l'Ancien Testament fait mention à plusieurs reprises des prouesses!Babyloniens réalisées par les archers hébreux. En Chine, le tir à l'arc est apparu sous la dynastie Shang (1766-1027 av. J.-C.). Les chariots de guerre portaient trois hommes : le conducteur, le lancier et l'archer. Sous la dynastie Chou (1027-256 av. J.-C.), les nobles participaient à des tournois de tir à l'arc qui se déroulaient en musique et étaient ponctués de salutations courtoises.

Les Romains doivent leur supériorité militaire en partie aux exploits de leurs archers. Les Goths, les Huns et les Vandales l'ont ; leurs!pratiqué. Les Anglais se distinguèrent particulièrement au tir à l'arc grands arcs furent décisifs contre la France lors des batailles de Crécy (1346) et d'Azincourt (1415). Les ballades médiévales font l'éloge de leurs prouesses à la chasse, au combat et lors des tournois. À la même période, les archers du Proche-Orient étaient tout aussi redoutables. Le tir à l'arc occupa également une place importante dans le folklore. Selon la légende, un excellent archer suisse du XIVe siècle, Guillaume Tell, fut contraint par le gouverneur autrichien de transpercer une pomme placée sur la tête de son fils. La légende de Robin des bois, le héros hors la loi, date également du XIVe ou du début du XVe siècle. Robin des bois suscitait l'admiration parce qu'il donnait ; il combattait lui aussi avec un arc et!aux pauvres ce qu'il volait aux riches ; la légende dit qu'il parvenait à!des flèches et était renommé pour son adresse ficher une flèche dans une autre.

Selon les récits des voyageurs européens de la Renaissance, l'arc et les flèches étaient l'arme principale des peuples de l'Asie orientale, des Amériques, d'Afrique centrale et des régions arctiques. Avec l'apparition de la poudre à fusil, en particulier en Europe occidentale, l'arc fut progressivement remplacé par les armes à feu. Les soldats anglais qui battirent l'Invincible Armada en 1588 étaient équipés d'armes à feu, à titre ; les Espagnols, eux, comptaient sur leurs archers. La victoire de!expérimental l'armée anglaise contribua à convaincre les tacticiens militaires de la supériorité des armes à feu sur l'arc. En Asie orientale, l'arc fut utilisé au combat jusqu'au XIXe ; en Afrique centrale et en Amérique du Sud, les archers!siècle jouent toujours un rôle essentiel à la chasse et dans les guerres tribales.


 

 

Archerie Médiévale

Les flèches

nock - encoche

insert - morceau de corne pour durcir l'encoche

shaftment - empennages , enrobé d'un fil de soie ou d'une corde fine

stèle - fut entre l'empennage et la pointe de fer

Head - tète ou l'on fixe la pointe de flèche

le fut à un diamètre compris entre 8 m/m et 10 m/m.

 

Fers de flèches

Différents fers de flèches utilisés au moyen age
 


Musée de Londres

les différents fers de flèches étaient forgés par le forgeron du village et avaient une fonction bien particulière, soit des tirs d’attaque, ou de chasse.

Les encoches

A l'origine les encoches étaient taillées dans le bois, au fil des années les encoches ont été rajoutées, elles sont d'origines turc, faites en os ou en corne.

divers possibilités d'encoches pour que l'ennemis ne puisse pas l'utiliser et la renvoyer.

             a) julbah permettant de tirer une flèche sans encoche.

             b) talon de flèche maintenu sur la corde par une boucle de cordelette.

             c) encoche à lame coupante.

            d) flèche à encoche coupante lancée au moyen d'un juldah

Description

L'ARC: Armes de jets , composées d'une verge de bois plus effilée aux extrémités , le milieu étant plus renflé , à chaque extrémité une encoche dans le bois pour fixer la corde ou le boyau , la longueur de l'arc variait avec l'archer il pouvait mesurer entre 1m50 et 1m90 .

Les Archers: Les archers étaient recrutés parmi les gens de classes dites inférieures (artisans, petits bourgeois ou paysans) .

Les archers en temps de guerre apportaient une aide précieuse et puissante au seigneur. Les meilleures compagnies d'archers étaient anglaises, brabançons, bourguignonnes.

Les flèches: Les flèches se composent de bois, de fer et de l'empenne. Le pin, le mélèze ou le frêne sont les bois les plus utilisés

On choisissait des bois à fibre serrée et régulière, pour que la flèche soit droite et légère , le poids du bois dépendait du poids du fer.

LES DIFFÉRENTES POINTES DE FER :

Le boujon : fer est de section triangulaire ou carrée.

Les passadoux : fer de flèche plat et triangulaire.

Les dardes : fer lourd

Les barbillons : fer est barbelé.

Jusqu'au XIV siècle , les fers de flèches portaient des douilles , dans laquelle le fer rentrait.

Après le XIV siècle , le fer était muni d'une soie , pincée par une entaille faite dans le bois , le tout serré par un fil de soie ou de coton bien collé.

L'encoche : Entaille dans le bois , renforcé par un morceau de corne ou d'os pour améliorer et durcir l'entaille lors du pincement de la flèche au moment de la décoche de la flèche .

EMPENNAGE : Il y a trois pennes collés avec précision pour le flottement dans l'air après la décoche..

A et B sont collés a l'identique , C est collé à l'extérieur du fut , les pennes A ET B permettent le passage de la flèche avec le minimum de frottement sur le bois d'arc au moment de la décoche

Les pennes sont fixés à l'aide de fil de soie ou de coton par enroulement et les trois à la fois.

La longueur de la flèche, fer compris est de 0m74 .

 

 

 

L’arc médiéval

 

Il est très difficile de définir avec exactitude ce que fût l'arc médiéval car il existe très peu d'exemplaires. L'une des seules sources disponibles est une cargaison de bois d'if découverte en 1841 à l'embouchure de la Tamise sur un navire naufragé en 1545,la " Maris Rose". Mais ce ne sont pour la plupart que des ébauches d'arcs,et des arcs anglais,les " Long Bows" qui se laissent aucunement préjuger ni de leur fabrication antérieur,ni de ce qu'étaient les arcs français par exemple. Beaucoup en on déduit que ce " grand arc " était le seul présent au Moyen-âge. Or nous avons à disposition des iconographies et des sculptures de bas reliefs qui montrent l'existence de deux autres types d'arcs,l'un appelé "Bourguignon",l'autre " Normand" .
En France,avant le 12ième siècle,l'arc faisait souvent partie de l'éducation des jeunes chevaliers et était utilisé parfois pour la chasse.Dans ce cas il devait probablement être décoré et particulièrement soigné. Par contre le tir guerrier,effectué avec des arcs plus frustres que ceux de chasse,était réservé aux gens d'armes non nobles,les chevaliers se réservant l'usage de l'épée.
La pratique du contre collage avec plusieurs bois semble peu courante au Moyen-âge car coûteuse,mais elle était connue et utilisée principalement pour la chasse. Dans ce cas,l'arc était souvent protégé de l'humidité par du cuir cru ou par de la peinture.
Enfin,il faut noter l'existence d'un arc particulièrement efficace,l'arc " turquois".D'origine orientale,ce petit arc " recurvé" était en bois entrecollé avec du tendon au dos et de la corne au ventre. Ses performances,bien meilleures que celles des arcs anglais ou français,ont été cause de nombreuses pertes humaines lors des croisades.

LE LONG BOW (GRAND ARC) : Ses caractéristiques principales sont sa fabrication en if massif,la combinaison de l'aubier au dos et du coeur au ventre de l'arc,ce qui le rend plus solide,sa forme transversale en D,et,comme son nom l'indique,sa grande taille. Cette dernière permettait une grande allonge sans risque de casse pour l'arc,donc une grande portée. Pour une taille moyenne d'environ 1m60 pour les hommes de cette époque,il faisait 2m à 2m20 et était couramment  tiré à des puissances de 100 à 120 livres anglaises (45 à 54 kg) par des gens exercés dès leur plus jeune âge. Son usage était essentiellement guerrier et son but un tir lointain d'attaque (portée maximum 260 mètres,meurtrier jusqu'à 200 mètres sur une cotte de maille,100 mètres sur une armures).Fabriqué en série pour la guerre,sa durée de vie était forcément courte et aléatoire (une bataille,6 mois,un an ?).
LES  FLECHES  utilisées étaient de grande taille (environ 90 cm) pour une allonge
LA CORDE était tressées en lin,chanvre ou soie pour les plus sophistiqués.
L'ARC BOURGUIGNON : C'est un arc court d'environ 1m60 (la taille approximative de l'homme de cette époque),donc se tirant avec une plus petite allonge que le Long Bow. Il était contre-courbe pour la souplesse,et avait sans doute une plus grande précision que le Long Bow,sa destination initiale étant la chasse ou la défense des châteaux. ARCS FOURNIS : Le fait de ne plus être capables de tirer à l'heure actuelle les même puissances,de désirer des arcs qui durent longtemps,et de respecter la sécurité du public,amène quelques différences par rapport à la reconstitution exacte : Les arcs sont moins puissants (30 à 40 livres-13,5 à 18 kg),se tirent avec des flèches plus légères (environ 24 grammes),des pointes de tir moins lourdes et des allonges moins grandes (de 68 à 71 cm).Tous doivent être tirés " de but en blanc" (tir de précision avec point d'ancrage au visage) et non pas " au bouton" comme c'était l'habitude pour les Long Bows en cas de grande portée (grande allonge et point d'ancrage à la taille sur un bouton),ce qui est beaucoup plus précis sécurisant pour les spectateurs ! Pour conserver néanmoins un minimum de portée (environ 150 mètres),de l'hickory (noyer d'Amérique particulièrement résistant),ou de la fibre de verre transparente,ou encore du parchemin (cuir cru) ont été contrecollés au dos des arcs. La corde est en Dacron,sorte de nylon résistant,souple et nerveux à la fois,qui ne varie pratiquement pas à l'humidité ou  à la pluie. Ce qui n'était pas le cas des matières végétales utilisés aux Moyen-âge (ce qui n'empêche pas qu'il soit important de cirer régulièrement sa corde).
 

 

Les flèches médiévales

La flèche est un projectile connu depuis 15000 ou 20000 ans. Sa forme évolue au cours des ages et se stabilise entre le 12° et 15° siècle, époque de l'apogée de l'archerie occidentale. Une flèche se compose de 3 parties :
- La pointe
- La hampe qui ajoute à l'inertie de la pointe et permet de la diriger sur la cible
- L'empennage qui sert à stabiliser l'ensemble lors de son parcours.

La pointe  

 

La pointe est en acier fortement carburé afin de pouvoir percer les 1 à 2 mm d'acier de l'armure.
La matière première est une tige d'acier de 8 à 9 mm de diamètre.
Le processus de forge est simple. Après avoir porté celle ci au rouge, elle est aplatie par martelage, puis enroulée pour constituer la douille. Dans un second temps, on coupe au ciseau la tige à 3 cm de la naissance de celle ci, puis on porte la partie coupée au feu et on l'étire en " pyramide ". Cette pointe est meulée à blanc , puis trempée dans l'huile sur 1 ou 2 cm. Elle est ensuite aiguisée.

La hampe

La flèche médiévale était généralement cylindrique. Elle était fabriquée en série en fendant des planches de peuplier, puis tournée.

L'empennage

L'empenne des flèches médiévales diffère énormément de son homologue
moderne. Elle était faite par 3 plumes d'oies taillées en triangle . La plume est coupée en
deux. La coupe doit être parfaitement plane. Seule la partie supérieure de la plume est
utilisée. Elle est ensuite collée sur la hampe . Très éloignée de l'encoche elle était  maintenue à la hampe par une spirale de fil pour renforcer l'action de la colle. Sa dimension importante permet de stabiliser la flèche qui est 4 fois plus lourde qu'une flèche moderne.

 

 

 

Les flèches en Bambou

les flèches n'ont pas besoin d'être bien rectilignes pour sortir convenablement d'un self bow, De même, le spine n'a pas la même importance du moment qu'il est dans les limites. L'arc peut faire 50# et le spine des flèches se situer entre 50# et 80#. Je parle d'une précision de tir d'un distance de 15 a 25 mètres. Elles sont par nature insensibles a l'eau, vous devrez poncer la surface pour pouvoir coller les plumes .  Les redresser demande de la patience, beaucoup de patience. Je chauffe les miennes sur une flamme de réchaud. Je les promène d'avant en arrière. Il faut essayer de redresser en premier les espaces situé entre les noeuds. Chauffez-en un et courbez le jusqu'a ce qu'il vous paraisse droit. Recommencez a l'autre bout du fut, afin de laisser au tronçon précédent le temps de refroidir.. Le bois est suffisamment chaud lorsqu'il vous parait chaud au toucher. Il n'y a aucun inconvénient a ce que le bois brunisse un peu, mais il ne doit pas prendre feu. Lorsque les tronçons entre les noeuds sont redressés, il est temps de s'attaquer aux noeuds eux-mêmes. Chauffez le noeud a la flamme, et courbez le. Le noeud nécessite moins de chaleur. La plupart du temps, il vous faudra revenir sur les inter-noeuds et les retravailler pour obtenir la rectitude de l'ensemble. Peu importe que l'encoche soit taillée sur un noeud ou entre deux noeuds. Débrouillez vous pour faire les flèches les plus droites possibles. Si elles vous semblent ne pas sortir très bien, tournez la plume coq de l'autre coté et réessayez. Attendez vous a devoir monter des pointes de diamètre différent, car selon les fûts et les diamètres d'inter nœuds, il vous faudra aller du 9/32 au 23/64. Ceci vous permettra d'équilibrer le poids des flèches. mais avoir des lots, de flèches homogènes ne saurait faire de mal.

 

 

 

 

ARC CLASSIQUE

Les héritiers de Robin des bois

Sa création:

Arme de chasse ou de guerre, l'arc est une invention presque aussi importante pour l'humanité que celle de la roue ou du feu. Hormis les aborigènes d'Australie, qui s'adonnent exclusivement au Boomerang et au propulseur de sagaies, tous les peuples ont utilisé l'arc.

Personne ne sait exactement quand et où l'arc et sa piquante compagne la flèche, ont été inventé. Mais les spécialistes situent leur apparition commune il y a 12 000 à 15 000 ans, en différents endroits de la planète.

Les tout premiers arcs étaient constitués d'une seule et même pièce de bois. Pour cette raison, on les appelle arcs "Simples" ou arcs "Primitifs".
Ces ancêtres du lancer de flèches, le plus souvent en If ou en Orne, étaient de section ronde comme un boudin; leur portée ( autour de 80 mètres ) n'avait rien de renversante. Mais déjà, c'était le double de la distance atteinte par les javelots, lances et autres sagaies. Autres avantages: les flèches sont faciles à fabriquer, on peut tirer de loin, bien à l'abri, à une cadence élevée.

Évolution de l'arc:1- célèbre long bow; 2- arc en acier; 3- arc recourbé en bois précieux, avec utilisation de fibre de verre dans les branches; 4/5 -phases d'un recours toujours plus important à la stabilisation, on constate actuellement une inversion de tendance, consistant à limiter l'équipement au seul groupe centrale; 6 -mesurateur d'allonge optique, tombé en désuétude; 7- le cliquer, mesurateur d'allonge indispensable dans le style libre.

L'arme va devenir plus redoutable encore. Première avancée en Europe du Nord il y a 5000 à 6000 ans: les branches, telles deux plumes tête-bêche, s'élargissent, s'aplatissent, et deviennent plus effilées à leurs extrémités. Les constructeurs d'arc se sont vite rendu compte que le "dos" de l'arc (la face extérieure) et le "ventre" (la face intérieure), ne subissent pas le même effort mécanique. Quand on bande un arc, son dos est étiré, alors que son ventre est compressé.
Racler et raboter avec soin l'intérieur de l'arc permet de lui donner une courbure plus régulière. Les tensions sont bien réparties sur l'ensemble de la longueur de l'arc. Il risque moins de se briser. On peut le tendre d'avantage. Il est plus puissant.

La perfection de l'arc simple sera atteinte au moyen Age ( V-XV s) avec l'arc long Anglais ou long bow. Arme chérie du légendaire joli coeur Robin des bois, cet engin en bois d'if, toisant 1.50 m à 1.80 m de long, tirait au-delà de 200 m. A moins de 100 m, un archer manquer rarement sa cible. Les soldats de l'époque se vantaient de porter, dans leur carquois de 18 flèches la vie de 18 hommes. A courte distance une flèche anglaise pouvait transpercer la cuirasse d'une armure, même doublée d'une côte de maille.
La cadence de tir était cinq fois supérieure à celle d'une arbalète, l'arme de Guillaume Tell.

 

 

 

Son importance dans notre histoire

La Bataille de Crécy, le 26 août 1346, qui marque le début de la guerre de cent ans entre Anglais et Français et l'apparition des premiers canons sur les champs de batailles en Occident, est exemplaire à ce sujet. Les chevaliers français et les arbalétriers Génois à la solde du roi de France, Philippe VI, devront plier bagages devant la puissance de feu... des grands arcs d'OUTRE-MANCHE ! point de boulets, c'est une nuée de flèches meurtrières, aussi dense qu'un essaim d'abeilles, qui s'abat sur eux, les obligeant à abandonner la ville de Calais aux griffes du roi Édouard III.

Seul inconvénient de l'arc long: il est long. Impossible de l'utiliser à cheval, et le raccourcir lui ferait perdre de la puissance. en effet, plus l'arc est long, plus il a d'allonge, plus l'énergie emmagasinée dans les branches est élevée, plus les flèches ont de la vitesse et donc plus de portée.

A partir du XV s, l'arc ne fera plus le poids face aux armes à feu, toujours plus efficaces. Aucune innovation majeure ne lui sera apportée avant le début du XX s. Mais durant cette période, les fidèles ne manque pas. Pour le plaisir du tir, des compagnies et des associations d'archers sont crées, d'abord en Angleterre, puis en France, en Belgique et aux États-unis. Des concours et des tournois sont organisés où les chevaliers nouvelle version, jeunes ou vieux, paysans, bourgeois ou nobles, tirent sur des cibles ou des  Oiseaux factices. le tir à l'arc devient un véritable sport au milieu du XVIII s. Quand le Prince de Galles organise les premières compétitions.

En 1900, a Paris ce sport est discipline Olympique pour la seconde édition des jeux modernes. Il le sera jusqu'en 1920. Exclu de J.O ensuite ( peu de pays le pratiquant n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le type d'épreuves ), le tir à l'arc réapparaît aux yeux du grand public en 1972, aux jeux de Munich. il s'agit là d'une arme nouvelle, et c'est le plus important, les flèches ne sont plus en bois, mais en aluminium ( depuis 1930 ), plus fines, plus légères, plus rapide ( 180km/h contre 130km/h), elle subissent moins longtemps l'action du vent. Les tirs sont plus précis. Les scores montent en flèche.

Dans les années 50, un petit outil, très utile, fixé au-dessus de la poignée, fait une percée : Le Cliquer est un contrôleur d'allonge. Quand l'arc est suffisamment bandé, cette lame d'acier qui coince la flèche pendant la traction se rabat en émettant un petit bruit " clic ". L'archer sait alors que le moment est venu de lâcher prise.
Le viseur et les stabilisateurs (qui atténuent les vibrations de l'arc), font leur apparition juste avant les J.O de Munich. En 1984, nouvelle révolution : les flèches en aluminium carbone ou tout en carbone filent à 270 km/h ! les cordes en lin cirée sont remplacées par du Dracon ( résistant mais souple) ou du Kevlar ( rapide mais rigide ), puis dernier cri, par du Fast flight ( au qualités combinées ), qui restitue quasi parfaitement l'énergie venue des branches. Avec un arc moderne, mélange de fibre de verre, de carbone, de céramique, de mousse synthétique, de colle, d'aluminium et de bois lamellé, un tireur n'exerce qu'à peine la moitié de la force d'un archer du Moyen-âge pour envoyer sa flèche aussi loin. Mais avec une précision sans comparaison.

Bien sur l'évolution de l'arc continue toujours à la recherche de nouvelles techniques, et de nouveaux outils, pour pouvoir de plus en plus assurer une performance maximum. 

 

Le Compound, innovation de l'archerie moderne

Deux décennies se sont écoulées depuis sa création, mais le Compound, abstraction faite de quelques rares apparitions dues à l'initiative de passionnés qui se l'étaient procuré à l'occasion d'un voyage au Etats-Unis, n'a suscité qu'un intérêt en Europe que ces dernières années, alors qu'il avait été salué avec enthousiasme dans son pays d'origine.

 Il convient toutefois de souligner qu'il est en train de regagner le temps perdu et que sa diffusion fait tache d'huile.
C'est en 1969 que
Wilbur Allen a breveté son invention, l'arc compound: il avait créé cet instrument dans le bût d'obtenir une puissance maximum pour un effort minimum, à un poids maximum de traction.

Il s'agit là d'une caractéristique intéressante pour le tir chasse, pour lequel il fut conçu, et ce sont d'ailleurs les adeptes de cette discipline qui furent les plus enthousiastes.
Au Etats-Unis, où les chasseurs se comptent par milliers, le compound relégua ses prédécesseurs au rang d'antiquités, et les fabricants déployèrent des trésors d'imagination pour créer les modèles les plus variés, aux caractéristiques de plus en plus sophistiquées.
Comme on pouvait s'y attendre, le compound, destiné au tir de chasse, ne tarda pas à être utilisé dans le tir sur cible, et des archers munis de ce nouvel instrument commencèrent à apparaître sur les terrains de compétition.

 

Cet arc diffère du Take-Down dans la mesure où il dispose de deux poulies excentriques reliées entre elles par des câbles. Fondé sur le principe du levier, il permet d'obtenir une réduction de l'effort de traction du tireur de l'ordre de 40 à 70% selon les modèles.
En pratique, l'archer ne doit plus supporter le poids effectif de l'arc qu'en tout début de tension. Pendant tout le reste de la traction, son effort diminue progressivement d'intensité et se trouve réduit de moitié lors de la détente.
L'avantage de cette caractéristique est évidente : quel archer n'apprécierait pas, en effet, la possibilité de rester tout le temps nécessaire en position de visée, sans effort excessif et tout en disposant d'une forte puissance effective?

 

 

Dans certains modèles, plus spécialement destinés au tir de chasse, les poulies excentriques sont remplacées par des cames. Ces dernières accroissent encore l'effet de levier, produisant une augmentation de puissance et de rapidité. Cependant les compounds à cames ne sont pas recommandés  pour le tir sur cible, car leur puissance et la rapidité pour le tir se font au détriment de leur précision.

Le compound est doté d'un corps habituellement plus lourd et plus massif que celui des Take-Down, ses branches, qui n'accomplissent qu'un bref parcours pendant la traction, sont également plus épaisses, en raison de l'important effort de tension qu'elles doivent supporter.

 

 

Envoyez un courrier électronique à leroy.hermann@orange.frpour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Dernière modification : 10 janvier 2011